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Le lieu où tenir – Chapitre 3. Le raccourci qui ne devrait pas exister

Le lieu où tenir – Chapitre 3. Le raccourci qui ne devrait pas exister

Ce travail de réflexion en quatre volets est né d'un basculement : le rapprochement accéléré de Madagascar avec la Russie — reconnaissance diplomatique, accords économiques, formateurs militaires — présenté comme un changement d'ère. Beaucoup y lisent une rupture géopolitique. J'y ai vu autre chose : la répétition d'un geste ancien, celui d'un pouvoir qui va chercher au-dehors la légitimité et les moyens qu'il ne trouve plus au-dedans. C'est ce geste, davantage que le partenaire du moment, que ce tétraptyque entreprend d'interroger : d'où vient-il, que coûte-t-il, comment en sortir. moryak.biz

Le premier volet montrait comment la structure d'incitation du pouvoir récompense le survivant contre le bâtisseur ; le deuxième, que les visions n'ont jamais manqué, mais bien l'architecture — fiscale d'abord — capable de les faire survivre à leur auteur. Ce troisième volet offre une lecture d'autres racines du mal : l'extraversion, la bascule coloniale, et ce raccourci que les États devenus autonomes, eux, n'ont jamais eu.

Madagascar n'a pas souffert d'avoir trop peu de ressources. Le pays a souffert d'avoir toujours trouvé, dans les moments critiques, quelqu'un pour lui éviter de construire les siennes.

III. Le raccourci qui ne devrait pas exister

Le piège du faux argument de la « mentalité »

Arrivé à ce point de la démonstration, une tentation nous guette. Elle est ancienne, confortable et surtout très économique en matière grise : tout expliquer par la « mentalité ».

Les élites malgaches auraient donc une mentalité du court terme. Elles manqueraient de responsabilité, de sens de l'État, de vision. Il suffirait alors de dater l'apparition de cette étrange disposition d'esprit et, hop, nous tiendrions l'explication… La mentalité a bon dos.

Pour les mêmes raisons que nous refusions, dans le volet précédent, de tout expliquer par la corruption, il faut résister ici à cette facilité. Invoquer une « mentalité » n'explique pas grand-chose. Cela déplace simplement le problème vers le terrain culturaliste, où chacun peut apporter son anecdote, son proverbe et son Malgache idéal. La discussion est alors rapidement close, précisément au moment où elle devrait commencer.

Le politiste Jean-François Bayart [1] nous fournit un outil autrement plus exigeant : l'extraversion.

L'extraversion, mode d'emploi

À rebours des théories de la dépendance qui décrivaient volontiers nos pays comme les victimes passives d'un système mondial, Bayart propose dans L'État en Afrique une autre grille de lecture.

Les élites africaines ne feraient pas que subir leur relation avec l'extérieur. Elles sauraient aussi fort bien s'en servir.

Reconnaissance internationale, aide économique, financements, alliances politiques, appuis militaires : autant de ressources extérieures susceptibles d'être converties en pouvoir intérieur.

La dépendance cesse alors d'être seulement le joug infernal imposé par des puissances étrangères nécessairement avides et malveillantes. Elle peut également devenir une stratégie.

L'idée, au fond, est assez simple.

Quand un pouvoir peine à obtenir de sa propre société l'autorité, les ressources ou l'adhésion dont il a besoin, il peut aller les chercher ailleurs.

La reconnaissance d'une grande puissance, l'argent d'un bailleur, les armes d'un allié viennent alors remplacer ce que l'impôt, l'adhésion des citoyens ou des institutions solides ne fournissent pas.

L'extérieur devient la béquille du dedans.

Et une béquille, chacun le sait, a ceci de pratique qu'elle permet de marcher sans avoir tout à fait réparé la jambe.

Un pouvoir extraverti n'est donc pas nécessairement un pouvoir faible condamné à subir. C'est aussi un pouvoir qui a découvert qu'il pouvait être plus commode de se financer, de se protéger ou de se légitimer ailleurs que chez lui.

Cette grille de lecture a un autre mérite : elle résiste aux datations trop faciles.

Car l'extraversion n'est pas née avec la colonisation.

Radama Ier en offre même, dans le Madagascar précolonial, une illustration particulièrement aboutie.

Là où son père Andrianampoinimerina avait bâti l'essentiel de sa puissance sur des ressources intérieures — notamment ce fanompoana mobilisé pour les rizières que nous avons rencontré dans le volet précédent — Radama va chercher au-dehors une partie des moyens qui lui manquent pour dominer l'île.

Le traité de 1817 avec les Britanniques lui apporte trois ressources décisives.

D'abord, une reconnaissance diplomatique : Londres le consacre « roi de Madagascar », alors qu'il ne contrôle encore guère que l'Imerina.

Ensuite, une compensation annuelle en armes, munitions et équipements en échange de l'abandon de la traite des esclaves.

Enfin, des instructeurs capables de former son armée à l'européenne, bientôt suivis par les missionnaires et leurs écoles.

Reconnaissance, argent, armes, savoir-faire : le paquet est déjà bien garni.

Et c'est avec ces ressources venues de l'extérieur que Radama conquiert l'essentiel de l'île.

Le schéma extraverti paraît donc complet : un appui extérieur converti en domination intérieure.

À une différence près…Et elle change beaucoup de choses.

D'où Radama tient-il son droit de régner ? Pas de Londres.

Sa légitimité vient du dedans : de la lignée d'Andrianampoinimerina, du caractère sacré attaché à la souveraineté, des rituels qui relient le souverain à ses ancêtres, des kabary où le pouvoir se met en scène face au peuple.

L'alliance britannique lui donne des moyens. Elle ne lui donne pas son trône.

On pourrait le dire ainsi : qu'il perde Londres, il reste roi.

C'est avec la colonisation, entre 1896 et 1960, que le rapport se renverse.

Le changement n'est pas l'apparition de l'extraversion. Celle-ci existait déjà.

Ce qui change, c'est la source même du droit de commander.

Le gouverneur général tient désormais son pouvoir de Paris. Il est nommé à Paris. Il rend compte à Paris… Le dehors ne fournit plus seulement les moyens du pouvoir : il fonde le pouvoir.

Et cette inversion survit largement à l'indépendance… Les chefs d'État se font et se défont désormais davantage dans la reconnaissance des chancelleries, la certification des bailleurs ou l'appui d'un protecteur que dans l'adhésion de leurs citoyens.

S'il perd le dehors, il tombe.

À la question fondamentale — à qui le pouvoir doit-il des comptes ? — la réponse a ainsi changé en 1896.

Et, pour l'essentiel, elle n'a jamais vraiment rechangé.

Ni 1960, ni 1972-1975 n'ont rompu le fil. L'indépendance reconduit largement l'extraversion vers la France plutôt qu'elle ne l'interrompt. Ratsiraka change de patron sans véritablement changer de logique.

Et, à chaque génération, le parrain change.

La France hier… Les bailleurs multilatéraux ensuite…La Russie demain ?

Changer de parrain n'est pas nécessairement changer de famille.

Trois précisions — et une réserve

Il faut toutefois éviter de faire dire à l'extraversion davantage qu'elle ne dit. Trois précisions et une réserve sont ici nécessaires.

Un : les élites choisissent.

L'extraversion n'est pas seulement subie par des acteurs démunis, acculés par des forces qui les dépasseraient entièrement.

Les dominants peuvent la choisir activement parce qu'elle sert leurs intérêts.

Cela interdit une représentation particulièrement commode de nos dirigeants successifs : celle de simples marionnettes dont les ficelles seraient toujours tirées depuis Paris, Washington, Moscou ou ailleurs.

Les ficelles existent parfois.

Mais la marionnette peut aussi avoir lu le mode d'emploi.

Deux : l'extraversion se joue sur plusieurs registres à la fois.

Elle peut être politique, par la reconnaissance diplomatique.

Financière, par l'aide et les prêts.

Économique, par le commerce et l'investissement.

Culturelle, par la langue et la formation des élites.

Militaire, enfin, par les armes, les instructeurs et les dispositifs de sécurité.

Le partenariat russe qui se dessine actuellement active précisément plusieurs de ces registres. Mais, sous cet angle, il ne constitue pas une invention particulièrement exotique.

La tutelle française les mobilisait hier. L'ère des bailleurs les a mobilisés ensuite. Le paquet change d'étiquette. Sa composition générale demeure familière.

Ce qui change davantage, c'est peut-être le prix demandé.

L'appui occidental se payait, au moins officiellement, en conditionnalités, normes et réformes de gouvernance.

L'appui russe se paie plutôt en alignement géopolitique, avec beaucoup moins de curiosité pour la manière dont le pouvoir traite ses propres citoyens… Et surtout, son destinataire semble moins être l'État dans la durée que le régime dans son besoin immédiat de sécurité.

Nuance importante : aider un État à tenir n'est pas exactement la même chose qu'aider ceux qui le dirigent à rester assis.

Trois : l'extraversion finit par présenter la facture.

Un pouvoir qui construit sa légitimité vers l'extérieur plutôt que dans sa relation avec sa population s'expose nécessairement à un déficit d'intégration sociale.

Le mouvement populaire d'octobre 2025 en a fourni une illustration spectaculaire : une jeunesse, la Gen Z, puis une partie du peuple finissent par se soulever contre un pouvoir qui avait cherché à être reconnu, certifié et fréquentable partout… sauf peut-être auprès d'eux.

Reste maintenant la réserve.

À trop insister sur le choix des élites, nous risquerions de faire disparaître une violence extérieure qui, elle, est parfaitement réelle.

Dire que les dirigeants malgaches choisissent l'extraversion ne signifie pas qu'ils choisissent dans un monde neutre, autour d'une table où chacun disposerait des mêmes cartes.

Le rapport de forces a été largement façonné depuis l'extérieur : colonial hier, financier aujourd'hui. Il faut donc tenir ensemble deux idées qui s'accommodent mal des slogans.

Pas d'excuse générale par la structure… Mais pas davantage de procès unilatéral faisant comme si les dirigeants avaient toujours disposé d'une souveraineté intacte.

Leur marge de manœuvre était réelle… Elle était aussi contrainte. Les programmes d'ajustement structurel l'ont suffisamment montré.

1897 : un dommage précis, pas une abstraction

Reste une question.

Pourquoi cette bascule de 1896 — ce moment où la légitimité du pouvoir commence à se référer davantage à l'extérieur — a-t-elle été si profonde et si durable à Madagascar, alors que d'autres sociétés colonisées ont conservé davantage de leurs institutions antérieures ?

Inutile, là encore, de convoquer quelque malédiction malgache.

Une partie de la réponse tient à la méthode coloniale elle-même.

L'administration française gouvernait directement. Elle remplaçait les institutions existantes.

À l'inverse, l'indirect rule britannique cherchait, avec toutes ses ambiguïtés et toutes ses violences, à gouverner par l'intermédiaire des chefferies et des royaumes préexistants.

Madagascar n'a donc pas seulement subi « la colonisation française » comme une grande abstraction commode pour les dissertations.

Il s'est produit quelque chose de beaucoup plus précis.

En 1897, une institution précoloniale centralisée, ancienne et sophistiquée — le royaume merina — est purement et simplement supprimée.

Or c'était précisément le genre de structure qu'un système d'administration indirecte aurait pu absorber, détourner, contrôler peut-être, mais conserver.

Le dommage institutionnel malgache a donc une forme particulière.

Il ne suffit pas de dire : nous avons été colonisés. Il faut encore regarder ce qui a été détruit, comment, et par quoi cela a été remplacé.

Comment les autres ont fait

Reste alors la question la plus instructive.

Comment certains États, ailleurs, ont-ils réussi à construire une autonomie que Madagascar n'a jamais véritablement atteinte ?

La sociologie historique de l'État, qu'elle observe l'Europe moderne, l'Amérique latine ou le Japon, fait apparaître une variable intéressante.

Ce n'est ni la culture… Ni la géographie…Ni quelque mystérieux génie national distribué avec parcimonie par l'Histoire.

Cette variable tient plutôt à l'absence de raccourci extérieur au moment précis où survient l'obligation de bâtir.

Europe, Amérique latine, Japon : dans des circonstances évidemment différentes, des États se sont trouvés confrontés à une pression telle qu'ils ne pouvaient plus simplement demander à quelqu'un d'autre de régler le problème à leur place.

La pression peut être une guerre… Une dette…Une menace existentielle…Le risque d'une mise sous tutelle.

Bref, ce moment désagréable où l'État doit trouver beaucoup de ressources, très vite, sous peine de disparaître ou de perdre son autonomie.

Et le raccourci ?

C'est précisément la solution extérieure qui permet d'éviter d'aller chercher ces ressources dans sa propre société.

Un protecteur… Un prêteur… Une rente… Un soutien militaire.

Quelqu'un qui, pour des raisons qui lui appartiennent, vient opportunément remplacer l'effort intérieur devenu urgent.

Quand ce raccourci existe, la tentation de le prendre est immense.

Pourquoi imposer, administrer, négocier, convaincre, rendre des comptes — toutes activités fatigantes et parfois électoralement contrariantes — si un guichet extérieur reste ouvert ?

Mais quand le raccourci disparaît, il ne reste plus grand monde vers qui se tourner.

Sinon les siens.

Il faut alors recenser, lever l'impôt, organiser… Et surtout : convaincre.

Et puisqu'une société accepte rarement avec enthousiasme de donner davantage sans demander quelque chose en retour, il faut négocier.

C'est là que la contrainte devient politiquement féconde.

Car de cette négociation forcée peuvent naître une administration fiscale efficiente, des institutions véritablement représentatives et cette architecture durable dont le volet précédent constatait précisément l'absence.

Le paradoxe est rude : ce que l'on croyait être un secours peut aussi devenir ce qui dispense de construire.

Le raccourci toujours pris

Madagascar, lui, n'a pas manqué de moments de pression : La dette coloniale… Les ajustements structurels des années 1980-1990… La crise sociale et énergétique actuelle.

À chaque époque, la pression a changé de visage. Ce qui a manqué, peut-être, c'est le mur.

Car chaque fois qu'il devenait indispensable de construire des ressources internes, un raccourci extérieur restait disponible… Et chaque fois, ou presque, il a été pris.

C'est ce même réflexe que l'on voit aujourd'hui se rejouer dans le rapprochement avec Moscou.

D'où une conclusion apparemment logique — et franchement inquiétante.

Si le raccourci empêche de bâtir, ne faudrait-il pas supprimer le raccourci ?

Fermer la porte ? Se couper du dehors ?

Créer volontairement la contrainte qui obligerait enfin l'État à vivre de ses propres ressources ?

Autrement dit : puisque la béquille empêche la jambe de travailler, cassons la béquille.

La proposition possède une certaine cohérence.

Elle possède également quelques petits antécédents historiques qui invitent à ne pas se précipiter vers la menuiserie.

La Guinée de Sékou Touré a montré ce que peut produire une rupture avec l'extérieur lorsqu'aucune architecture intérieure solide ne vient prendre le relais : un État qui collecte moins qu'à l'époque coloniale.

À l'inverse, le Japon de Meiji, pourtant extrêmement méfiant envers le crédit étranger, était tout sauf fermé au monde.

Il envoyait des missions d'étude, il recrutait des experts, il commerçait, il observait, il apprenait… Il refusait la béquille.

Il ne refusait pas l'échange.

C'est peut-être là que l'histoire comparée nous livre son enseignement le plus intéressant — et le plus dérangeant.

Il faut probablement un mur pour construire un État… Mais pas nécessairement celui auquel on pense.

Le mur utile n'est pas celui qui enferme une société derrière ses frontières. Ce serait seulement transformer une dépendance en solitude.

Le mur à construire est celui qui empêche le pouvoir de disposer indéfiniment de ressources extérieures lui permettant de se dispenser de négocier avec sa propre société.

Voilà qui complique légèrement les slogans sur la souveraineté.

Et c'est tant mieux !

La question du quatrième et dernier volet ne sera donc pas de savoir si Moscou vaut mieux que Paris, si Pékin serait plus généreux que Bruxelles ou si le prochain protecteur aurait enfin la délicatesse de nous protéger gratuitement.

Les parrains gratuits sont une espèce assez rare.

La vraie question sera autrement difficile : quel sevrage — sélectif, imposé par qui, tenu comment et à quel coût — pourrait rendre un jour ce raccourci indisponible ?

Ou, à défaut, rendre enfin intenable le cercle qu'il perpétue.

Patrick Rakotomalala (Lalatiana PitchBoule) - Août 2026
Les Chroniques de Ragidro

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[1] L'Afrique dans le monde : une histoire d'extraversion [article] Jean-François Bayart – https://www.persee.fr/doc/criti_1290-7839_1999_num_5_1_1505

Elche 2-3 Real Sociedad : les Basques s’imposent sur le fil

La Real Sociedad a décroché une victoire spectaculaire sur la pelouse d’Elche (3-2), ce lundi, au terme d’une rencontre longtemps indécise.

Les Basques ont pris les devants dès la 11e minute grâce à Jon Ochieng, avant de creuser l’écart avec Yangel Herrera (31e). Malgré ce retard de deux buts, Elche a trouvé les ressources pour réagir après la pause.

Les locaux ont d’abord réduit l’écart par Thomas Lemar (67e), avant de remettre les deux équipes à égalité grâce à Fer Niño (74e). Tout semblait alors réuni pour un partage des points.

Mais la Real Sociedad a finalement eu le dernier mot. Luka Sucic a inscrit le but de la victoire dans les dernières minutes (90e), permettant aux visiteurs de repartir avec les trois points.

Elche peut nourrir des regrets après avoir réussi à effacer son retard. La Real Sociedad, elle, réalise une belle opération en s’imposant au terme d’un scénario particulièrement renversant.

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Gouiri meilleur buteur de la Ligue 1

L’international algérien s’est offert un nouveau doublé, dimanche soir au Vélodrome, face au Paris FC, portant ainsi son total personnel à quatre réalisations après seulement trois journées de Ligue 1.

Amine Gouiri continue d’affoler les compteurs en ce début de saison. Une performance individuelle de premier ordre, même si elle n’a pas suffi à éviter une nouvelle désillusion à l’Olympique de Marseille, battu à domicile sur le score de 3-2. Une nouvelle fois placé en première ligne de l’attaque marseillaise, Gouiri a rapidement fait parler son efficacité. Il a ouvert la marque dès la 8e minute, avant de remettre les deux équipes à égalité à la 53e minute. Deux réalisations qui confirment son excellent début de championnat et sa capacité à peser directement sur les résultats de son équipe. Malheureusement pour lui, ses deux buts n’auront pas permis à l’OM de décrocher le moindre point face à une formation parisienne particulièrement efficace.

Déjà quatre buts au compteur

Après son premier doublé de la saison réalisé lors de la journée inaugurale contre Strasbourg, dans un match largement remporté par Marseille (4-0), Gouiri récidive donc quelques semaines plus tard. Avec quatre buts inscrits en trois rencontres, l’Algérien s’installe provisoirement en tête du classement des buteurs de la Ligue 1, à égalité avec le Malien Lassine Sinayoko, auteur des couleurs du Paris FC, et Kamory Doumbia, qui évolue à Brest. Cette régularité dans le dernier geste constitue évidemment un signal particulièrement positif pour l’attaquant de 26 ans. Après une période durant laquelle il avait parfois été confronté à des difficultés pour maintenir une réelle constance dans ses performances, Gouiri semble avoir trouvé un rythme qui lui permet de s’exprimer pleinement. Son début de saison laisse surtout entrevoir la possibilité de le voir jouer un rôle plus important encore avec la sélection nationale.

Hemdani et Yahia ont suivi sa prestation

La prestation de Gouiri a également revêtu une dimension particulière puisqu’elle s’est déroulée sous les yeux du nouveau sélectionneur national, Brahim Hemdani. Ce dernier avait pris place dans les tribunes du Vélodrome en compagnie de son adjoint Antar Yahia afin de suivre de près les internationaux algériens présents sur le terrain. Difficile donc pour Gouiri de rêver meilleur contexte pour afficher son efficacité et rappeler qu’il demeure une option offensive importante pour les Verts. Le sélectionneur a également pu observer la prestation d’un autre Algérien de l’OM, Himad Abdelli. Titularisé pour la troisième fois consécutive depuis le début de la saison, l’ancien Havrais a disputé l’intégralité de la rencontre ou presque, avant de céder sa place à la 90e minute, juste après le troisième but du Paris FC. Sa régularité dans le onze marseillais constitue elle aussi un élément à prendre en considération à l’approche des prochaines échéances internationales.

Chergui et Kebbal plus discrets

Dans le camp adverse, deux autres joueurs algériens étaient également concernés par cette affiche. Samir Chergui a disputé l’intégralité des 90 minutes avec le Paris FC, tandis qu’Ilan Kebbal a été remplacé à la 77e minute. Si les deux joueurs ont participé au succès de leur équipe, ils n’ont toutefois pas connu la même influence que lors de leurs précédentes sorties. Kebbal, notamment, n’a pas réussi à apporter cette fois sa touche habituelle dans l’animation offensive. Le Paris FC peut néanmoins se satisfaire d’avoir réalisé un joli coup au Vélodrome en venant s’imposer face à une équipe marseillaise qui pourra regretter les deux buts encaissés malgré le doublé de Gouiri.

Un rendez-vous important approche

Pour Gouiri, l’essentiel sera désormais de maintenir cette dynamique. Son rendement actuel lui permet de disposer d’un capital confiance important et, surtout, d’aborder les prochaines échéances avec des arguments solides. Sa présence dans les tribunes du Vélodrome du nouveau sélectionneur n’a certainement pas été anodine. Avec quatre buts en trois journées et une efficacité retrouvée, l’attaquant marseillais entend poursuivre sur cette lancée. Une régularité qui pourrait peser lourd dans les choix de Brahim Hemdani et offrir à Gouiri une nouvelle occasion de s’imposer durablement comme l’un des principaux atouts offensifs de la sélection algérienne.

-YANIS B.

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